Désalinisation à Gran Canaria : transformer la mer en eau potable
(Article rédigé en collaboration avec notre partenaire Valérie de Nature canariensis)
À Gran Canaria, l’eau douce ne tombe pas du ciel… ou en tout cas, pas suffisamment.
Pour répondre aux besoins des habitants, de l’agriculture et du tourisme, l’île a dû trouver une solution durable : transformer l’eau de mer en eau potable !
Un défi technologique impressionnant, devenu aujourd’hui indispensable, mais qui soulève aussi des questions environnementales importantes.
Une île qui manque naturellement d’eau douce
Située dans l’Atlantique, Gran Canaria ne dispose ni de fleuves, ni de grandes nappes phréatiques, ni de pluies régulières suffisantes.
Depuis plusieurs décennies, la désalinisation est donc devenue la principale source d’eau potable pour l’île, bien devant les barrages et les ressources naturelles traditionnelles.
Combien y a-t-il d’usines de désalinisation à Gran Canaria ?
Contrairement à une idée répandue, il n’existe pas seulement “une usine au nord et une au sud”.
Le système est beaucoup plus complexe et décentralisé.
À l’échelle des îles Canaries, on compte plus de 200 installations de désalinisation.
Gran Canaria en concentre plus d’une centaine, de tailles très variables.
On trouve de grandes usines publiques qui alimentent les réseaux municipaux, mais aussi une multitude de petites unités, parfois gérées directement par : des complexes touristiques, des hôtels, ou même certaines infrastructures privées.
Ce maillage permet de produire de l’eau au plus près des zones de consommation.
Des chiffres impressionnants
À l’échelle de l’archipel, la capacité totale de désalinisation dépasse plusieurs centaines de milliers de mètres cubes par jour, soit des centaines de millions de litres d’eau douce produits quotidiennement.
Gran Canaria représente à elle seule environ 40 % de cette production, ce qui en fait l’un des territoires les plus dépendants de la désalinisation en Europe.
Autrement dit, sans la désalinisation, la vie quotidienne telle que nous la connaissons sur l’île serait tout simplement impossible.
Comment fonctionne la désalinisation ?
Le principe est relativement simple à expliquer :
- L’eau de mer est pompée
- Elle passe par un système de filtration et d’osmose inverse
- Le sel est retiré
- L’eau est rendue potable après traitement
Ce procédé est fiable et maîtrisé… mais il a un coût. Car transformer de l’eau de mer en eau potable demande beaucoup, beaucoup d’énergie.
Dans les Canaries, la désalinisation représente une part significative de la consommation électrique totale, encore largement dépendante des énergies fossiles.
C’est pourquoi : réduire sa consommation d’eau,améliorer l’efficacité des installations et développer les énergies renouvelables sont des enjeux étroitement liés.
Et la saumure, que devient-elle ?
Le processus de désalinisation génère un sous-produit : la saumure, une eau très concentrée en sel.
Cette saumure est rejetée en mer, généralement à distance des côtes via des systèmes de diffusion conçus pour la diluer rapidement.
Cependant, si ces rejets sont mal gérés, ils peuvent :
- modifier localement la salinité,
- affecter les écosystèmes marins proches,
- perturber certaines espèces sensibles.
C’est un point de surveillance environnementale constante, étudié par les autorités et les chercheurs.
Une solution indispensable… mais perfectible
La désalinisation n’est ni une solution magique, ni un problème à diaboliser.
À Gran Canaria, elle est vitale pour l’approvisionnement en eau, technologiquement maîtrisée, mais aussi coûteuse en énergie et à fort impact potentiel si elle est mal encadrée.
C’est pourquoi chaque litre économisé compte.
Lorsque l’on ouvre un robinet à Gran Canaria, l’eau qui coule a souvent commencé son voyage… dans l’océan.
Comprendre ce parcours permet de mieux mesurer la valeur de cette ressource et de l’utiliser avec plus de conscience — sans renoncer au confort, mais avec respect pour une île aux équilibres fragiles.
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